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Parents et élèves

Découvrez le succès de nos anciens élèves

L'école publique,
ça vous mènera loin!

 

Charles Morin
Professeur de psychologie à l'Université Laval, Charles Morin est une sommité mondiale en matière de troubles du sommeil. Il est le fondateur du Centre d'étude des troubles du sommeil, un centre de recherche qu'il dirige et autour duquel gravitent une vingtaine de personnes. 

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Charles Morin a persévéré jusqu'au sommet!

Charles Morin l’admet, il était loin d’être l’élève le plus motivé lors de son cours secondaire, « mais je participais aux activités sportives et culturelles et je crois que c’est ce qui m’a gardé à l’école à ce moment-là », ajoute-t-il. S’il n’avait pas persévéré, le Centre d’étude des troubles du sommeil de l’Université Laval n’existerait pas.

C’est au Cégep, lorsqu’il a été initié à la psychologie, que le déclic s’est produit pour lui. Son intérêt pour la psychologie en a fait un élève enthousiaste, et l’a mené à une carrière internationale comme spécialiste des troubles du sommeil.

L’ancien étudiant de la polyvalente des Abénaquis n’hésite donc pas à recommander aux jeunes qui se sentent peu attirés par l’école de persévérer. Il sait par expérience que la motivation pourra venir plus tard, quand ils auront trouvé un projet de carrière qui les passionnera.

Son parcours scolaire n’a pas toujours été facile. « Je n’ai pas été accepté du premier coup au Cégep, ni à l’Université », admet-il. Mais comme il le dit si bien, « ça n’en prend qu’une seule qui vous accepte ». Après l’Université Laval, il a poursuivi des études de doctorat et postdoctorales dans des universités américaines, notamment à la Virginia Commonwealth University, où il a aussi enseigné durant 8 ans.

En 1994, le mal du pays allait cependant le ramener au Québec, quand il a obtenu un poste d’enseignant à l’École de psychologie de l’Université Laval. C’est là qu’il allait fonder le Centre d’étude des troubles du sommeil, dont il assume la direction. Une vingtaine de personnes gravitent aujourd’hui autour de ce centre, que ce soient des étudiants, assistants de recherche, techniciens de laboratoire, etc. On peut en savoir plus sur le centre à l’adresse www.cets.ulaval.ca.


Un sur dix

Selon M. Morin, plus d’un adulte sur dix a des problèmes de sommeil. « C’est un problème de santé publique important », affirme-t-il, en insistant sur les coûts que cette situation entraîne pour la société et les entreprises (absentéisme ou baisse de productivité des employés). S’il ne condamne pas l’usage des somnifères dans certains cas et à court terme, ses recherches touchent plutôt une approche comportementale. En modifiant l’attitude de la personne, ses horaires de sommeil et ses habitudes de vie, on réussit à améliorer la situation dans 70 % à 80 % des cas. « C’est sûr que ça prend plus de temps qu’un petit comprimé, mais c’est aussi plus durable », dit-il.

Les travaux et publications du Dr Morin lui ont valu une réputation mondiale dans son domaine. Il a d’ailleurs été mandaté par l’American Psychiatric Association pour faire partie du groupe qui révisera les critères diagnostiques des troubles du sommeil, en vue de la prochaine édition du DSM-V, qui est en quelque sorte la « bible » pour le diagnostic des troubles mentaux. M. Morin a aussi été président de la Société canadienne du sommeil et de la section clinique de la Société canadienne de psychologie, et a reçu plusieurs prix pour sa contribution exceptionnelle à la psychologie.

Aux jeunes qui sont présentement aux études, il recommande d’aller de l’avant et de poursuivre leurs rêves sans complexes, peu importe le milieu dont ils sont issus.
  

Jean-Philippe Lessard
À 34 ans, Jean-Philippe Lessard enseigne les mathématiques à l'Université Laval. Il a notamment dirigé un groupe de recherche en Espagne et a travaillé au très renommé Institute for Advanced Study de Princeton, où Einstein travaillait autrefois. 

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Jean-Philippe Lessard s'intéresse à « l’effet papillon »

Le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas? Cette question, que posait le météorologue Edward Lorenz en 1972, est souvent utilisée pour illustrer la théorie du chaos, en vertu de laquelle un minime changement dans les conditions de départ peut générer des changements drastiques dans les résultats.

Jean-Philippe Lessard en a fait le sujet de sa thèse de maîtrise en mathématiques. « C'est une très belle théorie », affirme le mathématicien. Il s'intéresse aussi à des sujets comme les systèmes dynamiques, les équations différentielles, et il travaille à une méthode assistée par ordinateur pour que les mathématiciens puissent « faire la preuve » des résultats de leurs travaux. En collaboration avec un professeur de biologie, il essaie par ailleurs de développer des modèles mathématiques « pour comprendre certains mécanismes reliés au cancer ».

Âgé de 34 ans, cet ancien élève de l'école secondaire Veilleux de Saint-Joseph est aujourd'hui professeur de mathématiques à l'Université Laval, et sa carrière va bon train. Après des études dans diverses universités Québécoises et au Georgia Institute of Technology, il a travaillé à Amsterdam, aux États-Unis et en Espagne, où il dirigeait un groupe de recherche au Centre basque de mathématiques appliquées.

Selon lui, son plus bel accomplissement aura été d'obtenir un « fellowship » américain qui lui a permis de travailler un an à l'Institute for Advanced Study de Princeton. « C'est l'endroit où travaillait Einstein et je crois qu'on peut dire que c'est le top dans le monde », explique-t-il. Il compte aussi à son crédit plusieurs publications et collaborations internationales, ainsi que des conférences prononcées dans une dizaine de pays.

Il a choisi l'école publique

Quand est venu le temps de faire son cours secondaire, sa mère lui a laissé le choix entre l'école secondaire Veilleux et l'école privée. Il a choisi la polyvalente et ne l'a jamais regretté par la suite.

Selon lui, un élève a bien sûr besoin de bons enseignants, mais il faut aussi un milieu où il se sentira bien et où il pourra s'épanouir. L'école secondaire Veilleux lui offrait tout cela. Président du bal des finissants, membre de l'équipe de basketball et de l'harmonie, il a pleinement profité de son séjour dans cette école. « J'y avais plusieurs amitiés qui durent encore », note-t-il.

Il a aussi tenu à souligner le bon travail de certains enseignants qui l'ont marqué : Normand Nadeau (mathématiques), Louise Lessard (biologie), Guillaume Bélanger (anglais) et Diane Crépeau (musique). « La musique me permettait et me permet toujours de faire un bel équilibre entre le monde abstrait des mathématiques et la vie réelle », dit-il.

  

Esther Bégin
Journaliste bien connue au Québec, Mme Esther Bégin a été chef d'antenne des nouvelles télévisées à LCN, TVA et à TQS, où ses cotes d'écoute ont monté jusqu'à un million de téléspectateurs. Elle a aussi été correspondante pour plusieurs médias à New York.

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Esther Bégin a été chef d'antenne de trois journaux télévisés nationaux

Journaliste bien connue au Québec, Mme Esther Bégin a été chef d'antenne sur trois chaînes de télévision : LCN, TVA et TQS. Chacune de ces expériences lui aura été profitable à sa manière, mais elle admet que c'est son passage au bulletin TVA week-end qui l'aura surtout fait connaître. « Le dimanche, avant Star Académie, on avait un million de téléspectateurs », se souvient-elle.

Nous avons rencontré Mme Bégin le 24 mars 2012 à sa résidence de l'Île-des-Soeurs, tout près de Montréal. L'ancienne élève de la polyvalente Bélanger de Saint-Martin a accepté de faire avec nous un bref retour sur ses études et sa carrière de journaliste.


Comme Bernard Derome

« J'ai toujours voulu devenir journaliste. C'était comme une fascination pour moi », affirme la Beauceronne. Elle n'était encore qu'une enfant durant la crise d'octobre 1970, mais elle se souvient qu'en voyant toute la population suspendue aux lèvres de Bernard Derome, elle avait alors lancé à ses parents : « Un jour, c'est moi qui vais faire ça » et elle l'a fait!

Esther a fait ses études secondaires à la polyvalente Bélanger de Saint-Martin et elle en garde un excellent souvenir. « J'ai eu un très bon enseignement, excellent même, avec des professeurs qui avaient à coeur mon développement ». Elle se souvient notamment d'un enseignant qui connaissait ses parents et qui avait insisté auprès d'eux pour que leur fille s'inscrive à un cours de mathématiques plus avancé (voir la vidéo).

Elle se remémore aussi avec bonheur les galas artistiques qu'on organisait à la polyvalente Bélanger. « Quand je regarde ça aujourd'hui avec un peu de recul, je peux dire que c'est là que j'ai fait mes premières armes dans le domaine des communications », dit-elle.

Viennent ensuite le cégep et l'université. Bien que son idée soit déjà faite sur la profession qu'elle allait exercer, elle accepte de faire un cours de droit, pour répondre au désir de ses parents. Elle ne l'a pas regretté puisque le droit, ajouté à son baccalauréat en sciences politiques, lui a procuré un bagage fort utile dans sa pratique du journalisme.

Son premier emploi, en 1990, a été au Canal 4 de Québec. On lui fait alors couvrir un peu de tout. « J'étais la bonne à tout faire et j'adorais ça. Je me suis fait remarquer en couvrant les inondations en Beauce », raconte-t-elle.


Ouverture de LCN

Elle a ensuite travaillé à la station de Sherbrooke, puis en 1994, à la station TVA de Montréal. Trois ans plus tard, c'est la création de la chaîne LCN, dont elle a lu le premier bulletin de nouvelles, le 8 septembre 1997. Elle y est restée 10 ans. « L'information en continu, c'était nouveau et tout était à faire. J'ai beaucoup participé au processus de décision. C'était la plus formidable école et la plus formidable expérience qu'une journaliste puisse imaginer », estime-t-elle. Durant ses années dans le giron de TVA, elle a aussi eu l'occasion d'être à la barre du TVA week-end de 18 heures, dont l'audience atteignait à un certain moment le million de téléspectateurs!

En 2007, elle passait à TQS. Une expérience de courte durée, mais qu'elle a aussi beaucoup appréciée. « À TQS, tout était possible. C'était une pépinière de jeunes journalistes et c'était vraiment un beau laboratoire ». Dix mois après son arrivée, la direction mettait cependant la clé dans la porte du service des nouvelles. Cela aura été « une grande perte pour la démocratie », estime-t-elle, et surtout un drame humain pour ceux qui l'ont vécu.


New York

Elle fait ensuite un peu de radio et à la fin de 2009, une nouvelle porte allait s'ouvrir par le biais d'une offre faite à son conjoint, M. John Parisella, de devenir délégué du Québec à New York. Se décrivant elle-même comme « une passionnée de la société américaine », elle n'allait certainement pas faire obstacle à ce projet, même si du point de vue professionnel, elle se plaçait ainsi dans une situation où « tout était à refaire », et cela, dans un milieu très compétitif.  « New York, c'est une jungle », dit-elle.

En une dizaine de mois, elle parvient cependant à s'y créer un emploi à plein temps de correspondante pour divers médias, ce dont elle n'est pas peu fière. Son premier contrat lui aura été accordé par le cuisinier Ricardo, qui lui a réclamé un article sur les meilleurs restaurants de sa nouvelle ville. D'autres contrats allaient suivre, notamment pour Radio-Canada et le journal La Presse. Le couple étant revenu depuis peu au Québec, elle s'affaire à conclure cet épisode en publiant un livre sur ses meilleures adresses dans la métropole américaine. (Le livre est paru et s'intitule Carnet d'une flâneuse à New York.)

Les fonctions de son conjoint l'ont, par ailleurs, amenée à vivre des expériences fort intéressantes à New York. « Quand il y a des apparitions publiques, le plus souvent c'est en couple ». Mme Bégin a donc eu l'occasion d'échanger avec des acteurs importants de la société américaine. C'était notamment le cas lors des « soupers à thèmes » organisés à leur résidence, où des personnages influents étaient invités à venir discuter d'un sujet déterminé. « Il fallait que je me prépare pour pouvoir échanger avec eux », indique Mme Bégin, qui a apprécié au plus haut point cette expérience.


Maximiser mes expériences

Son retour au pays signifie forcément un nouveau virage dans sa carrière, « mais je ne veux pas revenir à la case départ », précise-t-elle. Elle est plutôt à la recherche d'un emploi qui pourrait « maximiser mes expériences » et mettre à profit ce qu'elle a appris au cours des dernières années.

Alors, pourquoi pas la politique? Après tout, Esther vient d'une famille où la politique est importante et la rumeur de sa candidature a déjà couru en Beauce. Il semble, cependant, que ce ne soit pas de ce côté qu'elle se dirigera. « J'ai une immense admiration pour les politiciens, surtout dans le contexte où ils exercent leur métier présentement, mais moi je n'ai pas ce don de soi là! », tranche-t-elle.
  

Bernard Lachance
Géomaticien de formation, M. Bernard Lachance est « architecte de solutions » pour la ville de Québec, où il pilote présentement un projet de plusieurs millions. Par le passé, il a aussi réalisé un projet fort innovateur en archéologie, soit la modélisation en trois dimensions d'un site archéologique, au Moyen-Orient.

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Bernard Lachance : architecte de solutions en géomatique

Titulaire d'une maîtrise en géomatique,  M. Bernard Lachance est bien conscient que son domaine d'activité demeure un mystère pour plusieurs. « La géomatique, c'est en quelque sorte l'informatisation de données spatiales. Si on veut donner un exemple que les gens connaissent, on peut parler de Google Map », nous a-t-il expliqué.

Nous avons rencontré cet ancien élève de l'école des Appalaches dans les bureaux de la Ville de Québec à Sainte-Foy, pour laquelle il travaille depuis peu à titre d'architecte de solutions.  « Mon travail, maintenant, c'est de l'informatique à 95 %. Je conçois des applications qui peuvent être utiles dans différents domaines. »


Des insectes aux graffitis

La géomatique peut en effet être utile dans de nombreux secteurs d'activité, comme le prouve la diversité des projets auxquels Bernard a travaillé depuis le début de sa carrière. Ses travaux portent, en effet, sur des sujets aussi variés que la gestion d'une flotte de véhicules, une simulation de la migration d'une espèce marine, la lutte contre les insectes ravageurs et la gestion des graffitis dans une ville.

Plusieurs de ses interventions ont été faites à titre de consultant pour la firme ESRI, qui est à l'origine de ArcGIS, le logiciel de géomatique le plus vendu au monde. Son passage chez ESRI a été un tournant dans sa carrière, admet-il, puisqu'il utilise maintenant ArcGIS comme élément de base pour développer des solutions dans divers domaines. C'est le cas notamment du projet qu'il pilote actuellement et qui permettra à la Ville de Québec de faire la gestion de son eau potable en temps réel. « Avec un budget de plusieurs millions de dollars, c'est mon projet le plus important jusqu'à présent », indique-t-il.

Le plus important, peut-être, mais pas nécessairement le plus trippant. Ce titre reviendrait plutôt à la modélisation en 3-D du site archéologique de Tell'Acharneh, en Syrie. Bernard a en effet consacré quatre de ses étés à ce projet, réalisé dans le cadre de recherches d'un professeur d'archéologie de l'Université Laval, M. Michel Fortin. Bernard travaillait alors à développer un système pour l'enregistrement et l'analyse des données du site archéologique. « L'archivage spatial est très important en archéologie. L'endroit où on a trouvé un artéfact peut en dire beaucoup », explique-t-il. La solution développée pour le site de Tell'Acharneh a connu son heure de gloire dans les milieux scientifiques. « On l'a présenté partout ce modèle-là », se souvient Bernard Lachance.


Expérience humaine

Ce dernier voit, par ailleurs, cette aventure comme « une des plus belles expériences humaines que j'ai vécues ». Il s'agissait en effet d'un travail multidisciplinaire, où les collaborateurs ne parlaient pas toujours le même langage. « Ils n'avaient  pas tous une approche scientifique. Il fallait s'adapter. Parfois, c'étaient des gens plus intuitifs et je devais traduire pour comprendre ce qu'ils voulaient faire », explique-t-il.

Le côté relations humaines aura été pour lui un aspect fort important de cette expérience. Rétroactivement, il croit que l'ouverture d'esprit acquise lors de ses études secondaires lui aura été utile lors de cet épisode. « À l'école des Appalaches, les gens venaient de tous les horizons, explique-t-il. On apprenait à cohabiter avec des personnes de milieux différents sans porter de jugement », explique-t-il.

De ses études au secondaire, il retient aussi qu'il avait l'occasion de faire du sport  « à tous les midis et à tous les soirs »,  et garde le meilleur souvenir de son enseignant de physique, M. Guy Gobeil, qui a éveillé en lui le goût des sciences. « C'est vraiment ça qui m'a amené à faire une carrière dans un domaine relié aux sciences. Alors, je le remercie chaleureusement », conclut-il.
  

Vincent Bourque
À titre de vice-président de la firme Merill Lynch à Montréal, M. Vincent Bourque a été conseiller sur des transactions de plusieurs milliards de dollars. Il est aujourd'hui vice-président et gestionnaire de portefeuilles pour la Financière Banque Nationale, à Saint-Georges.

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Vincent Bourque a été conseiller pour des méga transactions

M. Vincent Bourque, un ancien de la polyvalente Saint-François à Beauceville, a complété un baccalauréat en finances au HEC Montréal , puis un MBA à Bruxelles.

Il a par la suite travaillé durant près de 10 ans en « investment banking », notamment pour Merrill Lynch & Co., dont il a été vice-président et responsable du bureau de Montréal. Il conseillait alors de grandes entreprises qui effectuaient des transactions majeures. Les sommes impliquées étaient parfois de plusieurs G $! « C'était généralement des transactions d'au moins 500 M $ », précise-t-il. M. Bourque a, entre autres, fait affaires avec des entreprises comme Alcan, BCE, Métro, Jean Coutu et le Canadien de Montréal.

L'ancien élève de la CSBE ne mesure cependant pas sa réussite en termes de dollars et en 2009, son épouse et lui décident de revenir dans leur région natale avec leurs trois enfants. « C'est un choix de vie que nous avons fait qui reflète nos valeurs et mon désir de me lancer en affaires », explique-t-il. Ce retour en Beauce lui a valu de recevoir, en 2010, le prix Reconnaissance Anne-Marie Nadeau (accordé à un jeune qui décide de revenir faire carrière dans notre région).

Il a d’abord occupé les fonctions de vice-président et gestionnaire de portefeuilles à la Financière Banque Nationale de Saint-Georges, puis il a changé d’institution bancaire au début de 2013 et il occupe maintenant des fonctions semblables chez RBC Gestion de patrimoine. Sa liberté d'action est importante, si bien qu'il a le sentiment d'avoir sa propre entreprise au sein de la banque, une situation qu'il apprécie beaucoup. « C'est un peu l'entrepreneur beauceron qui ressort », explique-t-il. Son expérience en « investment banking » lui permet de combiner la gestion de portefeuilles et un service-conseil pour ses clients entrepreneurs. « C'est une fierté pour moi de faire, à partir de la Beauce, la gestion de portefeuilles pour des clients basés à Montréal, Toronto et ailleurs au Canada », commente-t-il.

M. Bourque garde le meilleur souvenir de ses années passées à la polyvalente Saint-François, où il a notamment apprécié la qualité et le dévouement du personnel enseignant. « Par exemple, je pourrais parler de Loyola Roy, qui était un prof hors de l'ordinaire », affirme-t-il.

Il fait aussi état de l'appui que lui a donné le personnel enseignant (dont l'actuel directeur général de la commission scolaire, M. Normand Lessard) dans les nombreuses activités sportives auxquelles il a participé. « Je crois beaucoup à l'utilité du sport », affirme Vincent Bourque. Il n'hésite pas à tracer un parallèle entre les qualités requises pour tirer son épingle du jeu sur le marché du travail, et la motivation, la camaraderie et l'esprit de compétition que l'on retrouve dans le sport.
  

Gertrude Bourdon
Mme Gertrude Bourdon est à la tête du CHUQ, un centre qui regroupe notamment trois hôpitaux majeurs à Québec. Plus de 9 000 personnes travaillent sous sa direction.

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Gertrude Bourdon dirige cinq hôpitaux

Avec ses cinq hôpitaux majeurs, ses 14 000 employés et son budget de plus de 1 G $, le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) est l’un des plus importants au Canada. Sa directrice générale est une femme originaire de Saint-Cyprien, Mme Gertrude Bourdon.

C'est comme infirmière que Mme Bourdon a fait son entrée au Centre hospitalier de l'université Laval (CHUL), durant les années 80. En même temps qu'elle exerçait son métier à plein temps, elle complétait un baccalauréat multidisciplinaire à l'Université Laval et une attestation de deuxième cycle en management public de l'École nationale d'administration publique. « Le fait d'avoir une expérience pratique m'aidait dans mes études », soutient-elle, en admettant toutefois qu'il s'agissait d'un mode de vie plutôt essoufflant. « Je ne le recommande pas », précise-t-elle.

À l'hôpital, on lui confiait de plus en plus de responsabilités, si bien qu'en 1998 elle devenait coordonnatrice des services cliniques. Ses fonctions couvraient alors trois hôpitaux puisque le CHUL avait fusionné trois ans plus tôt avec l'Hôtel-Dieu de Québec et l'hôpital Saint-François d'Assise, pour former le CHUQ.

En 2005, Mme Bourdon quitte brièvement pour travailler au ministère de la Santé et des Services sociaux, puis revient un an plus tard à titre de directrice des soins infirmiers. Elle devient directrice générale adjointe quelques mois plus tard, puis directrice générale en 2009. Le 9 juillet 2012, le Centre hospitalier affilié universitaire de Québec, qui comprend les hôpitaux de l’Enfant-Jésus et Saint-Sacrement, se joignait au CHUQ, Mme Bourdon était désignée pour être la directrice de la nouvelle entité.


Ça passe par la personne

Quand on lui demande les raisons de son succès, elle nous parle d'amour de son travail, de confiance en soi et de travail d'équipe. « La gestion, c'est beaucoup de la psychologie. Ça passe par la personne », dit-elle.

Elle estime que ses années d'école secondaire ont été une étape importante dans son cheminement à cause de la formation qu'elle y a reçue bien sûr, mais aussi du bagage personnel qu'elle y a acquis. « Ma plus belle année à vie a été celle de cinquième secondaire. On était les premiers à entrer dans la polyvalente des Abénaquis, qui était toute neuve. On pouvait faire de la danse, du théâtre et j'ai même fait du cinéma. Ce qui a été déterminant pour mon avenir, c'est l'ouverture des professeurs, qui nous amenaient tout doucement vers de nouvelles découvertes. On abordait la philosophie, la politique, les romans... Cela a été une année remarquable pour moi et j'ai beaucoup apprécié étudier à la polyvalente des Abénaquis », témoigne-t-elle.
  

Yvan Dutil
M. Yvan Dutil, astrophysicien, peut se vanter d'avoir découvert une supernova, alors qu'il observait le ciel sur le télescope Canada-France-Hawaï. Il a aussi conçu un système de codage qui a servi à envoyer des messages dans l'espace à partir d'un radiotélescope ukrainien.

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Yvan Dutil a découvert une supernova

En février 1996, Yvan Dutil et Laurent Drissen, deux astrophysiciens faisant partie d'une équipe de l'Université Laval, ont observé le ciel à l'aide du télescope Canada-France-Hawaï¸ sur l'île d'Hawaï. Ils ont alors détecté une source lumineuse qu'ils avaient du mal à identifier. De retour au Québec, ils examinent attentivement les données recueillies en compagnie des deux autres membres de l'équipe, Carmelle Robert et Jean-René Roy. Une conclusion s'impose alors : ils avaient découvert une supernova!


Au bon endroit, au bon moment

La supernova est l'explosion qui marque la fin de la vie d'une étoile. Il ne s'agit pas d'un phénomène rarissime (on en catalogue quelques centaines par année), mais les astrophysiciens qui les découvrent sont souvent des « chasseurs de supernovas », qui utilisent des robots conçus à cet effet. Dans le cas de la supernova SN1996D (c'est le nom qu'on lui a donné), la chance a joué un rôle significatif dans leur découverte. « Nous étions à Hawaï quand nous nous sommes rendus compte que l'endroit que nous voulions observer était caché par la lune. Il a fallu trouver une autre galaxie au dernier moment. Nous étions simplement au bon endroit, au bon moment », commente M. Dutil.

Parmi les faits saillants de sa carrière d'astrophysicien, il mentionne aussi l'observation à partir du télescope Hubble d'une variable lumineuse bleue (LBV en anglais). Les LBV sont les étoiles les plus lumineuses qui soient. Il a aussi conçu pour une compagnie américaine un langage codé basé sur les mathématiques, à l'intention des civilisations extraterrestres. Des messages utilisant ce codage ont été envoyés à partir du radiotéléscope d'Evpatoria, en Ukraine, en 1999 et en 2003. « On donnait, entre autres, des renseignements sur la terre, sur le système solaire et sur les humains », précise-t-il.

L'homme de science travaille présentement dans un tout autre domaine puisqu'il est coordonnateur scientifique à l'École de technologie supérieure, qui est basée à Lévis. Ses recherches portent sur l'énergie et son utilisation efficace, en particulier dans le domaine du bâtiment. « Pour l'instant, j'ai beaucoup de fun en génie. Il y a tellement à faire dans le secteur de l'énergie! », commente-t-il.


Génies en herbe

Yvan Dutil est originaire de Sainte-Hénédine et a fait ses études du secondaire à la polyvalente Benoît-Vachon, où son père Robert Dutil (ne pas confondre avec le ministre) a enseigné. « À la polyvalente Benoît-Vachon, il y avait beaucoup d'activités. Moi, j'étais dans l'équipe de Génie en herbes », raconte l'ancien élève, qui estime que ses années à la CSBE l'ont bien préparé aux études supérieures.
  

Simon Drouin
Le Dr Simon Drouin est chirurgien et chef du département de chirurgie au Centre de santé et de services sociaux de Beauce. Il a aussi été coroner et conseiller spécial en traumatologie, pour l'ensemble des hôpitaux du Québec.

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Simon Drouin dirige un département de chirurgie

C'est en 2010 que le Dr Simon Drouin a été nommé chef du département de chirurgie au Centre de santé et de services sociaux de Beauce (CSSSB). À ce titre, il agit comme représentant de la vingtaine de chirurgiens qui pratiquent dans ce centre auprès de la direction. « Cette fonction a beaucoup à voir avec l'organisation du travail, la répartition des salles d'opération et les listes de garde », explique-t-il.

Du temps qu'il faisait ses études à la polyvalente de Saint-Georges et au Cégep Beauce-Appalaches, Simon Drouin était attiré par la médecine et en particulier par le côté concret de la chirurgie. « En chirurgie, il y a une bosse et tu l'enlèves. Il y a un problème et tu le règles », illustre-t-il.

Il ne nous cache pas que le nombre d'années d'études à réaliser pour y parvenir lui faisait un peu peur. « J'ai vraiment failli arrêter l'école au Cégep », avoue-t-il. Sa première demande d'admission en médecine avait été refusée et l'option qui lui restait était d'entreprendre des études universitaires dans un autre domaine pour bifurquer ensuite vers la médecine. « Je travaillais dans un bar et je faisais de l'argent. C'était tentant de laisser tomber », se souvient-il.
Il a cependant tenu bon en y allant « une année à la fois ». Treize années d'université plus tard, son rêve était devenu réalité et il s'en félicite aujourd'hui. « Aller à l'école, c'est le plus bel investissement que tu peux faire dans ta vie, et c'est le temps d'y aller quand tu es jeune. Après, tu peux y revenir, mais c'est plus difficile », estime-t-il.


Traumatologie

Le Dr Drouin a aussi un intérêt particulier pour la traumatologie. En 1997, il a d'ailleurs fait un stage au Boston City Hospital dans ce domaine. Il donne aussi depuis plusieurs années des cliniques de traumatologie à l'Université Laval. En 2000, il a par ailleurs fait une tournée des hôpitaux du Québec comme conseiller spécial en traumatologie, à la demande de la Société de l'assurance automobile du Québec.

C'est aussi son intérêt pour la traumatologie qui l'a amené à devenir coroner, en 2009.  « L'institution du coroner est très respectée au Québec. Je voyais la possibilité de faire des recommandations qui auraient eu un poids moral », explique-t-il. Il s'est cependant avéré que la traumatologie occupait une part moins importante de ses fonctions qu'il le croyait. En 2010, il abandonnait son rôle de coroner, principalement pour diminuer sa charge de travail. « C'était le fun, mais c'était trop ».


Un enseignant qui l'a marqué

Parmi les bons souvenirs qu'il garde de ses études à la polyvalente de Saint-Georges, le Dr Drouin place en tête de liste les cours d'histoire de M. Roger Gagné. « C'était un passionné. Il nous racontait ce qui s'est passé après la Seconde Guerre mondiale et il faisait le lien avec la situation actuelle. Encore aujourd'hui, j'écoute les nouvelles et je comprends des choses à cause de ce qu'il m'a appris. Je crois qu'il n'y a pas une journée où je ne pense pas à lui » raconte-t-il. Il a d'ailleurs l'occasion de converser occasionnellement avec son ancien enseignant puisque ce dernier est retraité et agit comme bénévole à l'hôpital.

De façon générale, Simon Drouin a bien aimé son cours secondaire. « Quand on est plus petit, on apprend à lire et à compter, mais au secondaire on voit à quoi ça sert », explique-t-il. Il a aussi participé à l'organisation de plusieurs événements comme des galas, spectacles ou pièces de théâtre. « J'ai été très heureux à la polyvalente de Saint-Georges », résume-t-il.



L'école publique : des gens qui font la différence!



Julie Labonté
remercie Éric Deblois

Depuis 2011, Julie Labonté, de Sainte-Justine, est championne canadienne au lancer du poids et du disque. Elle a représenté le Canada aux Jeux olympiques de 2012 et plus récemment, elle a remporté une médaille de bronze au lancer du poids, lors des Jeux du Commonwealth de 2014.

Elle garde un excellent souvenir d’Éric Deblois, enseignant à l’école des Appalaches, qui a été son professeur d’éducation physique.

 
   

Jean-Philippe Maranda
remercie Richard Jolicoeur

Avant son accident, l’athlète natif de Saint-Georges était un espoir olympique en haltérophilie. Il détient d’ailleurs toujours le record canadien junior à l’épaulé-jeté, établi en 2006. Après seulement deux ans d’entraînement, en fauteuil roulant, il joint l’équipe nationale canadienne paralympique et aux Jeux Parapanaméricain en 2015. Il terminait 3e au 100 m et 4e au 400 m.

Il se souvient avec bonheur de ses entraînements dirigés par Richard Jolicoeur, à la polyvalente de Saint-Georges.