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Les premiers
commissaires
Lorenzo Jacques devient président
de la nouvelle commission scolaire tandis que Laurent Giguère, Alphonse
Vachon et Marius Lagueux sont commissaires. Philibert Lessard occupe la
fonction de secrétaire; son épouse, Denise, est toujours
là pour le seconder. Marius Lagueux, maire en 1962, et l'un des
premiers commissaires se rappelle: "La mésentente avec la commission
scolaire de Saint-Frédéric est venue quand il a été
question de bâtir l'école Sainte-Famille; le conseil des commissaires
refusait de satisfaire les besoins réels de la population de Tring-Jonction.
Quand le département de l'instruction publique a créé
notre municipalité scolaire, ils m'ont nommé sur-le-champ
commissaire. Les autres ont été «élus par acclamation»
par les gens d'ici". À l'époque, la nouvelle commission
scolaire regroupe 522 enfants de 1 à 17 ans.
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L'école se construit en 1962 et, en même temps, on bâtit une résidence pour recevoir des religieuses. Là encore, que de démarches entreprises par Lorenzo Jacques et Philibert Lessard pour obtenir des religieuses! Le dernier se rend jusqu'à l'Archevêché. Finalement, un contrat d'engagement de 10 ans se fait avec la congrégation des Soeurs de la Charité de Saint-Louis de France, de la province Notre-Dame du Christ Roi, pour trois ou quatre religieuses. Les premières religieuses qui arrivent à Tring-Jonction sont: Soeur Marie Liboire (Yvonne Delisle), directrice, Soeur Madeleine du Sauveur (Madeleine Giroux), Soeur Carmelle Hamel enseignante et Soeur Claire Lamontagne. Cette dernière fait la cuisine et visite les personnes âgées, seules et malades. L'école est prête mais la maison des religieuses ne l'est pas. Elles s'installent temporairement dans l'école et prennent leur repas du midi à la cafétéria, avec les enfants. Le soir, deux classes se transforment en chambre à coucher. Tôt le matin, tout redevient comme avant. Les religieuses entrent dans leur résidence pour Noël 1965. Cette demeure deviendra vacante en 1988.
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Au début de la commission scolaire de Tring-Jonction, il est question d'implanter une classe de maternelle afin que les enfants puissent commencer à fréquenter l'école à cinq ans. En septembre 1968, l'inscription n'est pas suffisante pour organiser une maternelle car seulement 13 noms sur une possibilité de 37 sont donnés au secrétariat de la commission scolaire. La maternelle commence à Tring-Jonction en 1969. Nicole Jacques-Roy, la première éducatrice, se remémore:"« Tout le monde était novice en la matière. Les petits, plus gênés que ceux d'aujourd'hui, ne se connaissaient pas entre eux: à l'époque, "Passe-Partout" n'existait pas. Ils étaient les premiers de la famille à connaître cette expérience. Les parents eux aussi vivaient dans l'incertitude. Quant à moi, j'ai organisé les premières leçons selon mes idées; il n'y avait pas de regroupement d'éducatrices à l'époque. J'utilisais beaucoup de jeux car je manquais de matériel. Les petits m'appelaient "Tante Nicole". Les premiers mois de septembre furent très difficiles. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile».
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Vers 1960, les filles de 10e et 11e années de Tring-Jonction vont à l'école de Saint-Fréderic. Pour la première fois, cette année-là, on parle d'organiser le transport scolaire. Les élèves de l'arrondissement no 5 se rendent à l'école centrale de Tring-Jonction. Puis, en 1962, la commission scolaire accepte la soumission de Réal Paré pour le transport des élèves à partir du rang 2 et du rang Saint-Louis. Les commissaires acceptent une autre soumission, celle de Gérard Doyon pour les élèves du rang 3. En 1963, un service de transport existe pour les 42 garçons et filles de notre municipalité qui fréquentent les classes de la commission scolaire de Saint-Joseph. Un pionnier dans le transport scolaire, Réal Paré précise:« J'ai commencé en 1961-1962 avec un minibus; j'allais alors chercher les enfants de trois familles du rang 3. L'année suivante, je me suis acheté quatre autobus réguliers pour transporter les enfants des rangs à Tring-Jonction, et ceux du secondaire à Saint-Joseph. Au début, les jeunes ne savaient pas comment se comporter dans l'autobus; il fallait souvent les ramener à l'ordre. Même si les exigences pour un chauffeur d'autobus scolaire étaient moins sévères qu'aujourd'hui, j'ai quand même dû suivre des cours et passer des tests».
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À la fin de la décennie 1960, on parle de regroupement des petites commissions scolaires. Au début, les gens ont peur:« Avec ces changements, il n'y aura plus de religion dans nos écoles. Ce n'est plus le bien des enfants qu'on veut». En 1972, peurs ou pas, le regroupement se fait. On regroupe neuf petites commissions scolaires dont Tring-Jonction avec la commission scolaire de Saint-Joseph.
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Un commissaire doit représenter chaque paroisse au sein de la commission scolaire de Saint-Joseph. Le premier commissaire de Tring-Jonction, Jean-Marie Doyon, travaille avec acharnement pour l'école, les professeurs et les parents de la localité. Le remplacement au poste de commissaire, d'abord Placide Poulin puis Florent Roy, avec les mêmes objectifs.
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En 1965, 22 Commissions scolaires, dont celle de Tring-Jonction,
adhèrent à la nouvelle Commission
scolaire régionale Chaudière. Tous les
élèves du secondaire vont à la Polyvalente Veilleux
à Saint-Joseph. En 1972, on réussit à garder deux
classes de secondaire 1 à Tring-Jonction. La directrice de l'école
à ce moment, Soeur Jeannine Lacroix, s'occupe du primaire et du
secondaire; elle supervise aussi les écoles de Saint-Frédéric
et de Saint-Jules.
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Le personnel non enseignant
Wilfrid Fortin devient concierge en 1962. Son épouse
et lui surveillent les enfants sur l'heure du dîner. En 1982, il
est remplacé par Yvon Bolduc qui, d'ailleurs occupe toujours ce
poste. Normande Turmel-Jacques devient la première secrétaire
de l'école. Simone Labbé-Sylvain est nommée en 1973
gardienne pour les enfants qui dînent à l'école. Gisèle
Champagne-Roy la remplace de 1978 à 1980. Depuis, le concierge Yvon
Bolduc assume ce travail.
Les spécialistes
Deux spécialistes font leur apparition à
l'école en 1976 pour la musique et l'éducation physique.
L'un deux, Michel Gilbert est toujours en poste.
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Avec l'instauration des nouvelles Commissions scolaires en 1972, naît le comité d'école. Ce comité a comme mandat d'amener les parents à s'impliquer dans la vie et dans le développement de chaque école. Les débuts du comité se font lents et laborieux car les membres sont difficiles à recruter. On s'implique pour former des ateliers pédagogiques (explication des nouveaux programmes scolaires: catéchèse, maths modernes,...). En 1979, une structure mieux définie permet aux membres de jouer un rôle plus efficace, rôle axé davantage sur les activités para-scolaires.
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Le 1er juillet 1992, la commission scolaire de Saint-Joseph
et cinq autre Commissions Scolaires se regroupent pour n'en former qu'une
seule: la Commission scolaire Chaudière-Etchemin. La nouvelle commission
scolaire n'existera que quelques années puisqu'en 1998 elle est
intégrée à la nouvelle Commission scolaire de la Beauce-Etchemin.
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